« La lutte féministe doit être une lutte intersectionnelle »
Par définition, l’intersectionnalité est un concept qui sert à analyser les différents systèmes d’oppression et la façon dont ils s’additionnent et se croisent mutuellement.
Le terme a été utilisé pour la première fois en 1981 par l’universitaire afroféministe américaine Kimberlé Williams Crenshaw, pour dénoncer l’intersection entre le sexisme et le racisme subi par les femmes afro-américaines.
Toutes les formes de domination, d’oppression et de discrimination sont liées et ne peuvent pas être traitées séparément les unes des autres : le racisme, la transphobie, le sexisme, la grossophobie, l’âgisme, l’orientation sexuelle, le validisme, le classisme.
Naomi a accepté de participer à ce projet car, en tant que femme queer et racisée, elle subit à la fois du sexisme, de la queerphobie et du racisme.
Ne pas prendre en compte toutes les formes de discrimination, c’est fermer les yeux sur ce que ça implique réellement d’être une femme dans notre société capitaliste et patriarcale (qui sont tous deux liés aussi).
Prendre en compte toutes les formes de discrimination c’est considérer toutes les femmes au delà du modèle blanc, cis, hétéro, valide.
Prenons tous·tes le temps de prendre conscience de nos privilèges afin d’être en capacité d’observer les intersections et les différences de traitement dans notre société.

